Informatique

L’offre de formation du secteur web en évolution : près de 36 000 nouveaux emplois jusqu’en 2018

L’offre de formation du secteur web en évolution : près de 36 000 nouveaux emplois jusqu’en 2018

Le numérique est un secteur en mutation permanente. Il exige des professionnels compétents et opérationnels sur toutes les branches, ce qui oblige souvent les entreprises à chercher de forts potentiels d’adaptabilité et d’innovation.

Pourquoi l’offre de formation en numérique augmente-t-elle ?

La première explication est sans doute la plus logique à comprendre. Face à la demande croissante des entreprises, les établissements spécialisés et généralistes n’ont d’autres choix que de créer de nouvelles branches de spécialités.

L’organe d’observation du secteur « numérique et digital » annonce d’ailleurs que près de 36 000 emplois seront créés jusqu’en 2018 dans les 7 principales branches des métiers du web. Ainsi, les secteurs du web, de la domotique, de l’e-commerce, de la sécurité, du big data, des applications et des jeux vidéo se développent énormément.

Le secteur évolue, les formations s’adaptent

Les cursus

Licences, masters, BTS, DUT, les formations du numérique sont accessibles à tous les profils et à tous les niveaux d’études. Les bacs scientifiques peuvent espérer intégrer un cursus long ou court dès la 1ère année.

Aucune année préparatoire n’est requise. L’engouement des jeunes pour le secteur est sans précédent.

Les formations en 3 ans remportent énormément de succès, car en plus d’être professionnalisantes, elles permettent d’acquérir un socle essentiel à toute poursuite d’études.

Les cursus en 5 ans forment quant à eux des chefs de projet et des cadres supérieurs dans le numérique. Les écoles d’ingénieurs en informatique proposent des formations très techniques qui exigent souvent une année de classe préparatoire. Parmi les plus renommées, on peut citer SUPINFO, EPITECH ou encore ESIEA (découvrez l’intégralité de la liste des écoles d’informatique sur Diplomeo).

Les profils

Les jeunes ne sont pas les seuls concernés. Les chercheurs d’emploi et les personnes en reconversion professionnelle sont de plus en plus nombreux à s’orienter vers le « numérique » et le « digital ». Les écoles n’ont d’ailleurs pas hésité à proposer des « formations numériques à distance » pour satisfaire cette cible.

MOOC. Keyboard

Pour les curieux et les autodidactes, les MOOCs d’encodage ou d’initiation sont très populaires.

Un MOOC est un cours en ligne ouvert aux masses (en anglais : Massive Open Online Course). Cela constitue donc un exemple de formation ouverte et à distance.

Les MOOCs axés sur les métiers du numérique grignotent des parts de marché aux télé-enseignements traditionnelles. À titre d’exemple, le MOOC « introduction aux technologies des médias interactifs » de la CNAM.

L’introduction des nouvelles technologies dans le quotidien facilite énormément l’accès aux connaissances pour de nombreuses personnes.

Les spécialisations

L’autre tendance en vogue actuellement est l’apparition de plus en plus de diplômes spécialisés. En effet, certaines branches du numérique sont plus sollicitées que d’autres.

Dans la quarantaine de métiers que comptent le numérique, ceux du big data, de la sécurité, du droit du numérique, de la communication et du marketing, supplantent tous les autres. Ainsi, le BTS en informatique ou le BTS SIO sont fortement demandés par les étudiants. Il en est de même pour le Master en Droit du Numérique ou la Licence Pro e-commerce et e-marketing.

Toutefois, il est difficile pour un entrepreneur de recruter aujourd’hui un webdesigner qui ne maîtrise pas le webmarketing.

La polyvalence reste indispensable malgré la spécialisation.

Des écoles spécialisées se créent

Les offres des universités, des lycées et des IUT se diversifient et se multiplient. Mais la plus grande révolution vient probablement des nouvelles écoles spécialisées dans les métiers du web. La vision est cette fois-ci, plus stratégique, car elle est développée dans le cadre d’un rapprochement entre formation et entreprise. En effet, les fondateurs de ces écoles sont généralement d’anciens autodidactes ou encore des auto-entrepreneurs qui ont connu le succès avec le numérique (Xavier Niel, fondateur de Free et de l’école 42).

Le but est de former des professionnels dont les entreprises ont besoin.

On peut également citer :

  • Digital Campus
  • EEMI
  • ESCEN
  • SupdeWeb
  • Sup’Internet
  • Web Factory School

Victimes de leur réputation, certaines écoles sont, chaque année, submergées de milliers de demandes. L’école 42 reçoit près de 2000 candidats par an. Comme l’établissement accepte des étudiants avec ou sans diplômes entre 18 et 30 ans, et que la formation est gratuite, la sélection est redoutable.

Il faut dire que ces établissements, qualifiés « d’extraterrestres » innovent sur tous les plans et attirent les partenaires. Pour se démarquer, #42 et Web School Factory misent sur la collaboration pédagogique entre intervenants professionnels-étudiants-établissements.

De nouveaux campus pour accueillir davantage d’étudiants

Le manque de place accroît considérablement les difficultés. Pour pallier à cette situation, certains établissements n’hésitent plus à augmenter leur capacité d’accueil en ouvrant de nouveaux campus dans diverses régions. C’est le cas par exemple de SupdeWeb qui a ouvert 6 nouveaux campus en France en 2015 pour se rapprocher des étudiants qui voudraient se former au web et qui n’ont pas les moyens de quitter leur région.

Les écoles tentent de faire la différence en arborant des labels ou en proposant des filières internationales. Shanghai et la Chine sont les pays où les écoles privées françaises aiment s’implanter.

Développeur et Consultant SEO, j'ai créé NextSeo pour répondre aux besoins des entreprises sur ces deux sujets.
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