Qui dit hologramme dit futur, rêve, cinéma d’anticipation, Star Wars ou plus récemment Avengers…

L’hologramme est assimilé à un avenir où la frontière entre le virtuel et le réel s’estompe fortement. Mais qu’en est-il du présent ? Qu’est-ce qui existe vraiment aujourd’hui en terme d’holographie ? Qu’est-ce qui est faisable et qui ne l’est pas ? Explication …

Un hologramme comme celui de maître Yoda au conseil des Jedi n’est pas encore possible. Désolé pour la déception, je sais que certains y croyaient vraiment. Et non, pour l’instant on a encore besoin d’un support pour fixer une image (ou presque) mais nous y reviendrons.

Le premier véritable hologramme a été réalisé en laboratoire au Japon en 2011, il s’agit d’une petite pomme fixée sur une surface spéciale, qui contient réellement toutes les informations de l’image originale sous tous ses angles. Parce qu’un hologramme c’est ça en définitive : une image 3D visible sous tous les angles et donc une représentation d’un objet contenant toutes les informations dimensionnelles de cet objet.

Le procédé est plutôt complexe, pour arriver à recueillir ces informations il faut  utiliser un faisceau laser qui vient taper l’objet et un autre en référence, les  deux faisceaux se rejoignent ensuite sur une surface et la différence de fréquence entre les deux, due au fait que l’un des deux a touché l’objet, permet de matérialiser ce dernier de manière précise … complexe, je vous l’avais dit. Si vous souhaitez rentrer dans les détails consultez notre article sur le sujet.

Mais alors ? C’est quoi tous ces hologrammes que l’on voit fleurir un peu partout, dans les points de ventes, dans les meeting politiques, pendant des concerts, etc. ? Nous aurait-on menti ?

Oui et non. Oui car tout ce qu’on peut voir aujourd’hui et que l’on appelle hologrammes n’en sont effectivement pas vraiment, d’un point de vu technique pure. Non car ce sont des procédés dit de simulation holographique, il y en a plusieurs, les rendus sont différents, chacun de ces procédés possèdent ses avantages et ses inconvénients, mais bien utilisés, le résultat est bluffant et on peut parler d’hologramme dans  le langage courant.

Chez Holopix (www.plv-hologramme.fr)  ces procédés sont notre spécialité, nous sommes un peu comme des magiciens , nous faisons des tours, vous savez qu’il y a un truc, mais l’illusion doit être  parfaite pour pouvoir donner le change. Alors vous le savez, un magicien ne dévoile jamais ses secrets … et pourtant nous allons le faire un peu ici, pour les lecteurs de waaaouh pro :

Les hélices holographiques

Imaginez un ventilateur, placez une LED sur l’une de ses pales et mettez le en marche,  quand il aura atteint sa vitesse de fonctionnement de croisière vous ne verrez plus les pales qui tourneront trop vite pour que votre œil ne les perçoive, et la rotation dessinera un cercle lumineux par l’effet de la persistance rétinienne. Voilà exactement comment marche une hélice holographique, avec des centaines de LED au lieu d’une seule, qui vont finalement créer une image tout en laissant les pales disparaître à l’œil du spectateur, donnant alors l’impression que cette image flotte en l’air. Seul inconvénient de ces hélices, elles n’offrent un angle de vue que de 170°, passez derrière et la magie disparaît.

Les vitrines holographiques

Ce sont des vitrines de taille variable à l’intérieure desquelles on voit un hologramme prendre place seul ou autour d’un objet physiquement placer dans la vitrine. Certaines de ces vitrines n’ont qu’une face, d’autres trois voire quatre. Le principe est issu d’une vieille technique utilisée au théâtre au XIXe siècle que l’on appelle le Pepper Ghost  du nom de son inventeur Henri Pepper. Ici il s’agit tout simplement de faire se refléter une image sur une paroi inclinée. l’inclinaison donne l’impression que l’image est située à l’intérieur de la vitrine, un peu comme quand vous posez quelque chose sur le tableau de bord de votre voiture et que vous voyez le reflet dans le pare-brise. L’objet semble être devant celui-ci, c’est un effet d’optique. Dans le cas des vitrines holographiques, c’est un écran caché dans le sommet de la vitrine qui produit l’image qui va ensuite se refléter sur les parois. Un procédé simple et efficace qui permet de mettre en avant des produits premium de manière très originale.

Les techniques de projections

Il existe des surfaces transparentes qui permettent malgré tout de capter les images émises par un vidéo projecteur. L’idée est donc simple : faire disparaître la surface réfléchissante grâce à sa relative transparence et des conditions d’éclairage adéquates et projeter une vidéo 3D sur celle-ci pour qu’on ait l’impression que l’image flotte dans les airs … et ça marche. Il existe plusieurs types de surfaces : le film holographique se pose sur une surface type verre ou plexiglas pour la rendre réceptive au faisceau du projecteur tout en conservant sa transparence. Le tissus holographique ou holo-gauze est un tissus type tulle recouvert de nanoparticules d’argent le rendant très réfléchissant. Enfin l’holographic-foil est un film qui se tend et qui permet de la même façon de capter le faisceau du projecteur.

Toutes ces techniques de simulation holographique trouvent de nombreuses applications dans des domaines comme le marketing, la publicité sur lieu de vente, les arts du spectacle, l’événementiel en général  et offrent encore de nombreuses perspectives de développement dans l’avenir, en attendant qu’il soit possible d’enfin faire apparaître maître Yoda.