Informatique

Le renouveau de l’infogérance par l’automatisation !

Le renouveau de l’infogérance par l’automatisation !

Comment distinguer son offre d’infogérance face à l’avènement du Cloud ?

L’infogérance, dans sa forme originelle, a connu certains déboires et notamment par l’avènement de nouvelles technologies faisant pression sur les marges des prestataires d’infogérance informatique. On pense naturellement à l’arrivée des plateformes sous forme de services – IAAS – et les API (permettant de gérer à distance les installations informatiques) qui les accompagnent. En effet, ces nouvelles technologies ne nécessitent plus le concours de société d’infogérance en matière d’installation de serveurs et plus généralement, d’internalisation des infrastructures dans les locaux des clients. Le tout est géré à distance dans de grandes baies informatiques dont la taille justifie des économies d’échelle telles qu’elles nivellent le prix vers le bas.

Tout d’abord pourquoi l’infogérance externalisée est-elle plébiscitée par les PME et plus généralement les entreprises à taille moyenne ?

  •  Économiques : cela leur permet de s’affranchir des frais de recrutement de plusieurs professionnels de l’informatique (réseau, informatique, télécom…) mais également d’éviter les problèmes RH (retards, absences…). Tout en bénéficiant d’une formule « à la demande » : ne payer que pour ce que l’on consomme (à l’heure par exemple).
  • Stratégiques : ils peuvent bénéficier d’un échange de compétences en faisant appel à un prestataire externe, spécialiste de l’informatique. Ces derniers disposent d’ingénieurs, de techniciens et d’une capitalisation de leur expertise liée à la diversité de leurs clients.

Toutefois, le passage à ces formes décentralisées n’est pas une fatalité pour les PME

Plusieurs entreprises ont migré d’un modèle d’infogérance dit classique vers un modèle d’infrastructure management en mode DevOps – consiste à diviser les grandes étapes du développement, des tests, de l’intégration, du déploiement puis de la gestion des opérations -tout en préservant l’intégralité de leurs compétences infras et sans forcément opter pour la migration du Cloud.
Il est vrai que ce qu’on appelle également « La prod » est le métier de l’IT qui centralise le plus de capitaux humains, d’expérience et surtout d’abnégation lors des dysfonctionnements. Il faut être un « mouton à cinq pattes » : gérer les réseaux informatiques, les serveurs, les systèmes mais aussi les applicatifs métiers et plus encore… Sans déléguer au second plan le support client ! Au-delà de ces considérations techniques, ces compétences restent avant tout un gage d’indépendance !

De surcroît, plusieurs mastodontes ont été dénoncé pour leur politique de prix, en arguant de plusieurs arguments :

  • On ne peut prévoir quelle sera l’utilisation effective de ses collaborateurs de ces plateformes à distance. Cela peut aboutir à des factures parfois plus élevées que les frais de maintenance d’un serveur en interne.
  • La segmentation de plus en plus poussée de la facturation (au millième de seconde près) est vue d’un mauvais œil de la part des bénéficiaires.

La modification du paradigme de la gestion informatique

L’archétype et les lignes de lecture communes ont aujourd’hui été profondément modifiés. Nous sommes désormais dans ce qu’on appelle l’ère de l’automatisation dont le spectre s’est aujourd’hui élargi. Désormais, l’infogéreur classique ne peut marger par la location de serveurs durant 60 mois amortissables sur 30, il ne pourra plus viser la pérennité de sa société d’infogérance par la mise en place d’un dispositif ITIL découpé en une multitude de services tout comme se contenter de communiquer exclusivement par l’échange de tickets.
Un changement structurel doit se faire s’il souhaite rester dans la course !

          1. L’automatisation passe par l’apprentissage d’un codage rigoureux

Pour apprivoiser ces nouvelles IaaS, il faut savoir faire de ses API (connexion à une plateforme pour un échange de données) son fusil d’épaule. Plusieurs institutions se sont appropriées ces principes puisque des écoles proposent désormais des formations d’administrateur système Cloud afin de former les administrateurs classiques aux nouvelles technologies – conception d’architecture Cloud, automatisation de l’allumage de MV (machines virtuelles) ou encore les mises à jours sécuritaires etc … Toutes ces actions évidemment imbriquées aux technologies des IaaS.

          2. L’automatisation reste une obligation indépendante du choix d’une IaaS

On sait aujourd’hui avec le recul que l’Infrastructure As A Service n’est pas toujours la solution informatique à privilégier : parfois pour des raisons de pertinence (domaine d’activité par exemple) ou encore de profitabilité. Indépendamment d’un Cloud Privé ou d’un hébergement mutualisé, l’automatisation est toujours possible et envisageable car il s’agit de machine virtuelle (MV). La plupart des tâches sont aujourd’hui automatisables via des plateformes de Cloud Management ou des outils de d’automation.

          3. L’automatisation doit être déclinée aux réflexes liés au service proposé

L’idée est repenser l’intégralité de ses services informatiques sur les deux niveaux : de manière curative au moment de la phase « Building » pour l’optimisation des tâches récurrentes mais aussi de manière curative pour les phases d’exploitation. La création d’users stories, en mode agile, peut s’avérer judicieuse en créant un guide de bonnes petites actions quotidiennes à accomplir. Le modèle existe déjà aux Etats-Unis sous forme de services managés où l’on va optimiser au maximum les interventions et prévenir les dysfonctionnements de deux manières : un contrôle parfait des technologies employées (ne pas laisser de marge de choix aux clients) mais aussi une équipe autour d’un ingénieur fédérateur pour propulser les techniciens vers le haut.

 

En définitive, ces actions permettent aux prestataires d’infogérance de libérer de leur temps afin de se positionner en offreurs de solution en mettant à la disposition de leurs clients des tableaux de bord, des sondes métiers, des plateformes de test, des usines logicielles, des outils de développement et de déploiement continu… Afin de se positionner, non pas comme un coût à absorber mais comme une véritable valeur ajoutée à apporter aux entreprises qui leur font confiance.

Je m'appelle TAF Anass, j'ai 24 ans et suis passionné par le domaine du webmarketing et de l'IT. J'officie actuellement pour l'entreprise VOKTO au sein de laquelle j'occupe le poste de chargé de missions webmarketing. Je profite de ce site pour partager mon point de vue sur l'univers de l'IT et plus généralement sur les services informatiques en entreprise. A bientôt !
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